La belle vie

C'est quoi le pitch? On entre dans la vie de deux couples new-yorkais, la veille du 11 septembre 2001. Russell et Corinne ont deux enfants, sont enviés par leurs amis, ont tout (ou presque) pour être heureux. Luke et Sasha ont une fille adolescente qui leur cause bien du souci. Car le bonheur n'est qu'une façade. Lors de l'effondrement des tours, on assiste également à l'effondrement de leurs vies : c'est le temps des remises en question, des "ne serais-je pas mieux ailleurs?". Luke rencontre Corinne et c'est le coup de foudre. Leur amour peut-il se construire sur les ruines du World Trade Center, où tant de gens ont perdu?

Mon avis : Difficile à dire tellement j'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. Les 100 premières pages sont un méli-mélo, je ne savais pas quel personnage je devais suivre (heureusement que la quatrième de couverture était là pour l'éclairer. Pas bon signe. Deuxième mauvais point: j'ai mis du temps à le lire. Mais je l'ai lu, jusqu'au bout, car quelque chose me retenait.

Ce roman n'a pas que des mauvais côtés, mais, avouons-le, le sujet du 11 septembre est terriblement casse-gueule, trop récent pour qu'on ose s'y aventurer sans craindre la polémique. Alors ici, l’événement en lui-même est tabou. On voit l'avant, et l'après. Du coup, on ne sait pas trop quel est le sujet principal de cette histoire : les conséquences du 11 septembre (beaucoup de gens qui étaient présents à New York ont radicalement changé de vie après ce jour-là), ou bien des histoires de couples qui se font et se défont sur fond de catastrophe?

Luke et Corinne se demandent si leurs sentiments sont réels, si leur amour est légitime, s'ils ont droit de vivre cette relation sans aucun sentiment de culpabilité. Au final, on commence à s'intéresser à cette histoire, mais comme nous restons sur notre faim, je dirais simplement que ce livre n'est pas trop mal écrit, mais que cela manque de rythme et de régularité.

Et puis, on s'aperçoit que, peu importe où l'on vit et avec qui, le bonheur ne s'achète pas. On peut être riche, avoir un bel homme ou une femme sublime à son bras, et vivre à New York (un rêve pour moi, malgré tous les défauts de cette ville), un rien peut le chambouler. Nos vies restent fragiles, nos envies s'éparpillent, nos aspirations divergent... Passer sa vie avec la même personne, est-ce possible ?

  • La belle vie, Jay McInerney, éditions de l'Olivier
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