C'est quoi le pitch? Un jeune homme hérite, à la mort de son grand-père, d'un carnet vierge. Alors que ses soeurs profiteront d'une grosse somme d'argent. Pourquoi uniquement ce carnet, qu'est-ce que cela cache? Son grand-père avait-il totalement perdu la raison? Très vite, il va se rendre compte du véritable trésor qu'il détient, un carnet lui permettant de revivre les souvenirs. Pour, peut-être, effacer un peu ce passé qui le ronge et aller de l'avant...?

3 raisons de lire ce livre : 

Un roman qui fait du bien et facile à lire. Peut-être même trop facile à lire, pour moi? Oui, j'aurais apprécié que cette formidable idée soit davantage creusée, qu'on entre un peu plus dans la psychologie des personnages. Pour autant, ce fut un plaisir de découvrir ce livre dont la couverture m'envoyait déjà des ondes positives. Si un tel carnet existait, je crois qu'on en demanderait tous un pour Noël, non? Quoique, parfois, se replonger dans les souvenirs peut raviver certaines douleurs. Ce que ce roman montre parfaitement. Car le message, c'est de cesser de regarder en arrière et d'aller de l'avant, car il n'a pas encore construit tous ses souvenirs. 

Un roman thérapeutique. Par certains aspects, cela m'a fait pensé à Laurent Gounelle, car le jeune homme rencontre des personnages qui l'aident à évoluer, à prendre des décisions, comme dans "L'homme qui voulait être heureux". Son échange avec la grand-mère de son meilleur ami est un peu le tournant de l'histoire, car elle lui laisse entrevoir toutes les possibilités qu'il lui reste encore en main, au lieu de s'enfermer avec son carnet qu'il a du mal à lâcher. Il doit se réancrer dans le présent, regarder davantage autour de lui. Son ex Julia est-elle la femme de sa vie ou seulement une opportuniste? Et Clarisse, sa collègue de boulot? 

Une histoire légère que l'on a envie de jouer. La plume de Massarotto survole le papier, le sujet est abordé avec beaucoup de recul, mais nous amène à réfléchir à cette question : "avec des si, referiez-vous le monde?" ou "avez-vous des regrets?". Perso, ce sont des questions que je me pose tout le temps, et encore plus quand des doutes plus persistants m'assaillent. Parce qu'un rien peut tout chambouler. Le roman est sur une pente descendante à la fin, ce qui donne une impression d'une conclusion à choix multiples, où l'on ne sait trop ce qu'il advient des personnages après le drame, sans vous spoiler. Du coup, j'ai trouvé que ça gâchait un peu le sentiment de bien-être que j'avais eu le reste du temps. 

  • 100 pages blanches, Cyril Massarotto, XO Editions

 

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