C'est quoi le pitch? Sur une plage en Israël, Arslan rencontre Bérénice. Un coup de foudre qui le laisse sans voix. Il se fait doubler par le beau Titus, qui propose à Bérénice de le rejoindre aux Etats-Unis pour continuer leurs études. Titus, fils d'un riche homme d'affaires, s'apprête à prendre sa relève mais devra faire des choix déterminants pour son avenir. Arslan, qui les a suivi en Amérique, n'arrive toujours pas à déclarer sa flamme à Bérénice, pris en étau entre ce qu'il ressent pour elle et son amitié envers Titus. 

3 raisons de lire ce livre : 

Pour une modernisation du "Bérénice" de Racine. C'est l'argument phare à brandir si vous souhaitez proposer ce roman à de jeunes lecteurs, ou même moins jeunes. J'avoue que je n'ai pas lu le livre de Racine, et que je ne suis pas très "oeuvres classiques". Non pas que ça ne m'intéresse pas, bien au contraire, mais ça  me prend toujours des lustres à les lire ! Je suis sûre que je prendrais moins de plaisir à lire Racine, mais découvrir cette histoire peut provoquer l'effet rebond qu'il m'arrive de suivre (un livre faisant référence à un autre livre). Fabien Clavel lui-même le concède, cela lui a pris du temps de découvrir ce livre. Alors pourquoi ne pas dépoussiérer un peu cette histoire en choisissant le point de vue d'un autre personnage et un nouveau décor? 

Pour l'histoire d'amour qui se fait désirer. Arslan est tombé amoureux de Bérénice dès qu'il l'a vu. Pourtant, sa timidité l'empêche de se déclarer. Il se montre plutôt froid et indifférent, alors Bérénice, également sous son charme, ne tente pas le diable et préfère s'amouracher du séduisant Titus. Mais ce dernier est-il vraiment honnête? Que veut-il vraiment dans la vie? Reprendre le flambeau qu'est prêt à lui transmettre son père ou bien vivre une belle histoire avec Bérénice? Rien que pour ce triangle amoureux complexe, j'adore. Car on souhaite vraiment que Bérénice et Arslan finissent par se trouver. 

La tragédie remise au goût du jour. C'était un genre à part entière, du temps de Racine. Revisité, et toutefois un peu plus soft (personne ne passe son temps à se lamenter, ou meurt, ou se fait tuer), on voyage d'un pays à l'autre dans des cadres vraiment magiques (plages, édifices historiques, université américaine...). A mon sens, une très bonne idée d'avoir réécrit l'histoire, et à voir dans un prochain billet quand j'aurais lu Racine, je pourrais comparer !

  • Le choix de Bérénice, Fabien Clavel, éditions Rageot, coll In Love (2015)
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