De quoi ça parle ? Du baby blues, mal tabou qui touche de très nombreuses femmes après l'accouchement. 

3 raisons de lire ce livre : 

Parce que c'est du vécu. Pour commencer, pourquoi avoir lu ce livre? Je n'ai pas d'enfant, et la possibilité que ça se fasse un jour, comment dire... c'est pas demain la veille pour l'instant. Je m'y suis penchée par curiosité. Parce qu'Alessandra Sublet en a pas mal parlé aussi. Même si je n'apprécie pas spécialement le personnage, je dois avouer que cette confidence m'avait interpellée à l'époque. Avec sa gouaille et son franc-parler, Alessandra ne se fait pas prier pour raconter son expérience personnelle à l'arrivée de sa petite Charlie. Tout en conservant néanmoins une certaine pudeur dans ses propos. Comme si cette période était juste endormie, tapie dans un léger sommeil. Ce récit reste à l'image d'Alessandra : malgré la déprime qui a dû l'assommer à cette époque, elle garde un ton très "cool", dans le sens où, à aucun moment, on ne se sent plombé et envahi par son spleen. Comme quoi, on peut s'en sortir, même si ça peut demander du temps et que les rechutes ne sont pas loin. 

Parce qu'il faut en parler. Fatigue, irritabilité, l'envie de s'isoler et de se couper du reste du monde, voire carrément ne plus vouloir voir ce petit être qui pleure à cor et à cri sans que l'on sache pourquoi... Le baby blues, c'est une foultitude de symptômes, proches de la dépression.Un malaise qui t'engloutit dans une noirceur indicible, qui submerge l'âme. Ce livre, pour Alessandra, est un exutoire, un brin d'elle qu'elle livre pour prévenir des changements de la maternité. Un témoignage qu'elle pourrait dédier à ses proches, tant ils ont été présents pour elle lors de ce cap difficile.  

Parce que plus rien n'est pareil lorsqu'on devient mère. On me le rabâche tellement  "quand tu auras des enfants, tu verras... ". Je ne suis pas sans l'ignorer. Quand je m'occupe de ceux des autres, c'est déjà un emploi à plein temps, alors je peux quand même percevoir la difficulté de la tâche. Je n'ai pas lu ce témoignage pour me faire peur, mais tout de même, je me dis que je réagirais peut-être de la même façon qu'Alessandra le moment venu (s'il vient?). On pense s'être préparé à l'arrivée d'un bébé, et lorsqu'enfin il est là, on a l'impression d'avoir subi un lavage de cerveau : comment mettre une couche,ou comment faire un biberon. 

  • T'as le blues, baby?, Alessandra Sublet, éditions Flammarion (2013)
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