C'est quoi le pitch? Beth Harmon, orpheline de 9 ans, apprend à jouer aux échecs avec le factotum de l'orphelinat. Jeune prodige, elle se révèle particulièrement douée pour ce jeu et enchaîne les tournois, battant à plate couture les plus grands maîtres dans ce domaine... 

Mon avis :

J'avais vu la série Netflix avant de me lancer dans la lecture qui a inspiré cette adaptation. Je ne suis pas une grande adepte des échecs : je ne connais aucune tactique de jeu, mais j'y jouais plus jeune, sur mon ordinateur, contre la machine. Verdict : l'ordinateur était plus fort que moi. Mais il me permettait d'apprendre les bases d'un jeu plus complexe qu'il n'y paraît, demandant stratégies et réflexions. Comme s'il s'agissait d'un champ de bataille où deux ennemis s'affrontent. Les Etats-Unis, représentés par Beth Harmon, contrant la Russie, dont le meilleur joueur est Borgov. En pleine Guerre Froide, le duel promet d'être intéressant. 

Ce roman a été écrit en 1983, mais a connu un vif succès grâce à la série, qui reprend fidèlement chaque scène du livre. La série étant encore fraîche à mon esprit, je suis seulement déçue de ne pas avoir trouvé "plus de" dans le livre. Il est même plus captivant, au final, de regarder la série, pour mieux visualiser le plateau et les pièces, surtout quand on n'y connaît pas grand chose. Le jeu d'échecs demande de travailler sans relâche, une rigueur et une discipline sans faille, au risque de devenir fou. Le talon d'Achille de Beth : sa tendance à prendre des cachets pour se détendre, et à boire plus que de raison. 

Je ne peux m'empêcher de faire la corrélation avec le livre de Stefan Zweig sur son joueur d'échecs. 

Le roman de Walter Tevis est à la hauteur, et seul un passionné peut décrire ce jeu avec tant d'admiration. Prodigieux. 

  • Le jeu de la dame, Walter Tevis, éditions Gallmeister (2021)
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